Entre L'avare et Dieu

le 13 janvier, 2005

Si l’argent disparaissait du monde, il est certain qu’un grand sujet de dispute disparaîtrait avec.  Peut-être apprendrions-nous alors à travailler ensemble dans l’intérêt de tous?  Peut-être y aurait-il enfin une sage exploitation des ressources et un peu plus de paix, sans restrictions budgétaires, ni égoïsme ni cupidité ni autres inventions de l’orgueil qui pollue.

Est-ce que les mécontents qui protestent, contestent et cassent tout pour chasser du pouvoir les indignes qu’ils huent, ne remplacent pas souvent les défauts de ces hommes par leurs propres défauts?  Ne mettent-ils pas sur le trône, sous d’autres masques, le même égoïsme, la même cupidité et les mêmes pollutions de l’orgueil débridé? 

Dans les temps de détresse, catastrophes naturelles et autres horreurs dont notre monde, hélàs! devient le grand théâtre; brusquement, la solidarité humaine montre son beau visage.  Vies données, vies sauvées, héroïsme et partage.  Mais l’orgueil – encore lui!- trouve vite un moyen d’être de la partie, d’y souffler ses fumées et de mettre aux enchères la générosité elle-même.  Sous l’œil des caméras, les grands pays nantis rivalisent de prodigalité et c’est à qui donnera le plus aux pauvres écrasés qui meurent là-bas, au loin.  Donner?  Mais oui, bien sûr.  La télé en parlera, chiffres à l’appui et ce sera très bon pour les affaires. 

Tout rassemblement est une occasion à saisir. 

N’est-il pas étrange de constater que l’aide humanitaire et la télévision sont souvent inséparables, que l’Afrique affamée, l’Irak déchiré ou l’Indonésie noyée deviennent vite des prétextes pour gagner l’opinion et  signer des contrats?  Mais oui, soyons pratiques, il faut en profiter!  Qui a dit qu’en faisant l’aumône, on devait perdre le sens des affaires?  Aux yeux de Dieu, pourtant, le geste est amondri, le mérite diminué, le cadeau entaché. 

Reste-t-il encore chez les grands de ce monde un brin de désintéressement?  Pensent-ils parfois que dans la balance divine, leurs dons si mirifiques ne vont pas sur le plateau des bienfaits à récompenser, mais sur celui des dettes à rembourser?  Voient-ils seulement dans le malheur des autres une occasion pour eux de racheter leurs écarts, de se faire effacer quelques fautes impayées?  Une chance de rédemption?

La balance de l’avare et la balance de Dieu n’ont pas les mêmes poids ni les mêmes mesures.

Où l’avare mettra-t-il les pauvres qui n’ont rien et qui pensent quand même aux copains, ceux qui donnent le peu qu’ils ont, quitte à se retrouver sur la paille à leur tour?  Voit-il seulement briller ces petitesses grandioses devant lesquelles il reste un nain au cœur étroit?  Quand l’épreuve le visitera, quelle action généreuse aura-t-il à montrer pour que le ciel entende son appel de détresse?  S’il est le premier aux prochaines élections, qui votera pour lui aux élections finales, celles qui se préparent pendant toute une vie?  Ne risque-il pas fort d’y être le dernier?

L’Esprit de Dieu, c’est l’honnêteté parfaite.  Ne trichons pas avec. 

Pour que le jour où l’argent disparaîtra, Il se souvienne de ceux qui ont donné pour Lui.

Bénédictions.

Roger Poisson avec l'Esprit

 

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